L’écoute dynamique est une voie opérative.
Elle nous amène au cœur du processus du changement de paradigme.
Elle nous permet d’incarner la mutation au quotidien, à tous les niveaux d’organisations.
Derrière chaque mot prononcé, derrière chaque mot tut, la présence de l’appel de l’inconnu qu’ensemble nous allons écouter, accueillir. Nous allons apprendre sur le vif à se laisser informer autrement, se laisser façonner autrement. Apprendre à faire alliance avec la multiplicité des processus du vivant qui se manifeste à nous de manière inédite, imprévisible et génératrice de modes d’interactions novateurs, nécessaire à la régénérescence de nos structures sociétales.
S’entrainer à l’écoute dynamique c’est participer activement à la mutation en cours.
Cette mutation soulève beaucoup d’interrogations et d’inconcevable. Elle opère une désorganisation du connu qui nous dérange chacun et tous considérablement dans nos habitudes d’être aux commandes.
Que nous propose ce pouvoir de soulèvement ?
D'intégrer la notion de champs.
Historiquement, la notion de champs apparait avec l’électromagnétisme. Puis les champs quantiques, et les champs morphiques.
L’éveil sensible à la perception des champs modifie notre façon de dialoguer avec la nature, avec la continuité et l’impermanence du vivant.
Il nous invite à développer notre acuité à l’ajustement permanent qu’ils opèrent. Nous découvrons ainsi la réalité de la complexité et l’incroyable abondance des possibles.
L’enseignement est direct, physique, concret tout en étant de plus en plus subtil.
C’est le fruit du processus des interactions groupales, manifestant elles-mêmes l’impact du champ novateur à l’œuvre au sein de l’existant.
Chacun prend la responsabilité de sa double nature conditionnée et inconditionnée.
Reconnaitre notre double nature c’est reconnaitre que nous œuvrons à partir d’un champ de conscience libre des conditionnements (l’Être), au sein d’un champ de conscience mentale et émotionnelle conditionnée par les paramètres de genre, de race, de culture, de milieu social, d’époque (l’être humain), et leurs charges mémorielles.
Cette double nature nous inscrit de façon dynamique dans l’histoire de l’humanité, son actualisation et son évolution, ainsi que dans l’histoire de l’univers et du mystère de notre contribution à son évolution.
Derrière chaque mot prononcé, derrière chaque mot tut,
l’appel à restaurer le dialogue avec notre double nature.
En chacun et entre nous tout se reconnait.
Un champ de résonance modifié, différencié, se déploie.
L’attention portée à cette écoute dynamique confirme la présence d’un pouvoir régénérant, fécondant et novateur.
La pratique de l’inclusivité paradoxale fédère des interactions inhabituelles, qui ne sont plus conditionnées par les affinités sectaires ordinaires.
Nous découvrons alors sur le terrain que la multiplicité des points de vue est la richesse du présent en devenir.
« Comme il est dit dans l’introduction, tout le monde s’attendait au début du week-end à une série d’exposés et de discussions informatives où l’accent serait mis sur le contenu. Il s’est avéré peu à peu qu’il se passait en fait quelque chose de plus important – la naissance d’un véritable processus de dialogue, une libre circulation de sens entre les participants. Au début, les gens exprimaient des positions bien arrêtées, qu’ils avaient tendance à défendre, mais plus tard, il est apparu clairement que maintenir ce sentiment d’amitié dans le groupe était plus important que de défendre une position quelconque. Cette amitié a une qualité impersonnelle, dans ce sens qu’elle ne dépend pas du fait que les participants aient entre eux une relation personnelle très proche. Ainsi s’établit peu à peu un nouvel esprit basé sur le développement d’une signification commune que le processus de dialogue construit tout en la transformant constamment. Les gens ne sont plus à priori en opposition, on ne peut pas dire non plus qu’ils sont en interaction mais plutôt, ils participent à cette mise en commun d’un sens qui peut évoluer et se transforme constamment. Et dans ce processus d’évolution, le groupe n’a pas de but préétabli, bien qu’à tout moment il puisse en apparaître un qui reste libre de changer ultérieurement. Le groupe s’engage alors, dans une relation dynamique nouvelle d’où personne n’est exclu, ni aucun contenu particulier. Au point où nous en sommes, nous n’avons fait que commencer à explorer les possibilités du dialogue au sens où nous l’entendons ici ; mais en continuant dans cette direction, nous nous donnerions probablement la possibilité de transformer non seulement les relations entre les hommes, mais aussi, la nature même de la conscience particulière qui préside à la naissance de ces relations. »
David Bohm - Février 1985
Remarques sur le processus de dialogue de David Bohm
L’atelier s’adresse à toute personne souhaitant s’engager sincèrement dans le processus de mutation, de façon plus consciente, plus ajustée, plus efficace, et inscrire ainsi leur champ de compétence dans leur champ de cohérence.
Emmenée et engagée consciemment depuis plus de quarante ans dans le processus de mutation structurelle, c’est avec un recul tranquille, confiant et déterminé que je continue de proposer et partager à travers l’expérience directe dans différents ateliers, les fruits d’un processus d’érosion fécondante qui se poursuit et s’actualise sans cesse.
Au fil des années, l’alliance avec le champ novateur s’est découverte, identifiée, et expérimentée physiquement, biologiquement, psychiquement, mentalement et plus encore :
Initiant un mode tout autre de contact avec l’Information, l’Energie et la Conscience, présidant aux interactions complexes quel qu’en soit leur nature, en éclairant profondément leurs ressources inexplorées,
Imposant une refonte des systèmes de mesures et d’évaluations connues,
Augmentant leur efficience et leur adéquation, avec plus d’harmonie, de justesse et de vérité.
Site : le verbe orthosonique
Longtemps, les voies traditionnelles m’ont éveillé à la reconnaissance du monde. Par des approches par le corps : la voie du Karaté, d’Iyengar, le Shivaïsme du Cachemire. Par des approches par le mental : la méthode DISC, la Méditation Transcendantale, la Communication Non Violente. Par des approches par l’esprit : la voie Soufi, le chamanisme, Pratyabhijna.
Récemment, la Vie a mis sur ma route un très beau cadeau : la voie de la permaculture.
Là, j’ai commencé à sentir que tout le vivant n’est qu’un seul règne, que toutes les voies n’en sont qu’une.
Aujourd’hui je suis en joie de partager une voie opérative, sensible et holistique, née de notre rencontre hétérogène et fertile. Une voie non duelle qui efface les frontières pour révéler que corps, mental et esprit ne sont que des expressions vibratoires de la même singularité.
Site : klei
Une des propositions du protocole de l’exercice de la permaculture est le temps consacré à l’observation.
Par l’écoute dynamique, l’observation devient aussi dynamique. Elle reconnait et réintègre autrement la présence de l’interférence des qualités de l’observateur avec le champs observé (référence par une voie spirituelle dans les Yoga Sutra de Patanjali, et par une voie scientifique contemporaine dans l’expérience de la double fente de la physique quantique), ce qui est en soi une autre façon de nommer l’effet bordure de la permaculture.
A partir de là, commence le dialogue avec le potentiel du champ novateur des champs lisières.
Les mots « écoute » et « observation » évoquent la participation de deux de nos cinq sens physiques, alors que tous participent en permanence au traitement de l’information.
La présence des émotions est indicatrice de l’inflexion par l’intelligence du vivant de la conscience dans l’instant. C’est par elles que nous entrons dans la dynamique que propose la complexité des champs lisières. Entre le visible et l’invisible, entre la surface et la profondeur, entre le dit et le tut, entre l’explicite et l’implicite.
Ecoutons le mot « recul » prononcé dans ce petit extrait où témoigne le conducteur du bateau et la constellation de résonance mémorielle, émotionnelle, et mentale de l’inconscient collectif autour de ce mot.
Tout cela est soulevé en même temps. Une fois que chaque angle mémoriel est reconnu, accueilli, déconstruit, l’empreinte émotionnelle redevient de la pure information dans le présent. L’écouter nous conduit à reconnaître que nous sommes partie constituante de l’intelligence du vivant.
A partir de là, le travail entre le conditionné et l’inconditionné se met en route…
Dès que le premier groupe expérimental sera constitué, nous commencerons la transmission et sa mise en œuvre sur le potentiel des champs lisières selon l’approche de l’écoute dynamique et les opportunités qu’elle propose.
Nous vous proposerons bientôt une nouvelle rencontre libre sur Zoom, afin que chacun puisse percevoir de façon plus concrète et sensible la véracité de son engagement.